La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) : ses causes, symptômes et traitements

La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) aussi connue sous le nom de broncho-pneumopathie chronique obstructive  est une maladie pulmonaire c’est-à-dire du poumon qui rend la respiration difficile pour l’individu qui la subit.  Des millions de personnes à travers le monde sont actuellement atteint de la MPOC.  Des scientifiques estiment que la maladie est présentement sous-diagnostiquée et que plusieurs personnes vivent avec cette maladie sans le savoir.  Il est important d’en connaître les causes, les symptômes et les traitements  possibles pour éviter des problèmes de santé plus graves pouvant même être mortels.

La MPOC est considérée comme étant une combinaison de trois affectations qui sont connexes.  Il s’agit de l’asthme, l’emphysème et la bronchite chronique.  Ces maladies respiratoires, prises ensemble ou séparément, réduisent votre capacité de respirer normalement.  La bronchite chronique pour sa part est une inflammation permanente des bronches souvent accompagnée d’hypersécrétion de mucus.  Elle devient plus sévère comme maladie lorsque la toux et les expectorations persistent pendant plusieurs mois et perdurent généralement plus longtemps à chaque fois.  Ces sécrétions trop abondantes causent de l’essoufflement de plus en plus dérangeant.

Les symptômes de la MPOC

La  maladie pulmonaire obstructive chronique rend la respiration plus difficile en réduisant le flux d’air à travers les poumons.  Le flux d’air réduit peut être causé par l’inflammation (les voies respiratoires peuvent s’épaissir et perdre leur qualité élastique), le tissu pulmonaire est détruit et les blocages de mucus sont nombreux.  Ces symptômes sont souvent plus prononcés avec le temps et n’apparaissent que lorsque le patient a environ 40 ans.  Souvent, les personnes atteintes ne reconnaissent pas les symptômes avant des stades plus poussés de la maladie.  Les symptômes de la MPCO sont :

  •         oppression thoracique ;
  •         respiration sifflante ;
  •         essoufflement ;
  •         bleuissement des lèvres ou des ongles;
  •         une toux chronique qui provient du mucus ;
  •         la nécessité de se nettoyer la gorge du mucus le matin ;
  •         des infections respiratoires fréquentes ;
  •         manque d’énergie et perte de poids involontaire (étapes avancées) ;
  •         gonflement des chevilles, des jambes ou des pieds.

Ces symptômes peuvent s’aggraver pendant quelques jours et devenir plus facilement gérables cependant, ils reviennent de nouveau et sont plus présents.  C’est pour cette raison que plusieurs gens ne pensent pas qu’ils sont atteints.

Les causes de la MPOC

La MPOC est causée par une exposition à long terme à des gaz irritants ou à des particules.  Dans les pays industrialisés, la cause la plus fréquente est la fumée de cigarette, bien que seulement 20 à 30% des fumeurs chroniques puissent développer une MPOC cliniquement apparente.  Dans les pays en développement, l’exposition aux fumées provenant de la combustion du combustible nécessaire à la cuisson et au chauffage dans les maisons mal ventilées est une cause fréquente.  Un trouble génétique – le déficit en alpha-1 antitrypsine peut également est la cause de la MPOC.  Ce trouble qui est un manque de cette protéine peut endommager les poumons. L’emphysème et l’inflammation de la muqueuse des bronches sont aussi des conditions qui contribuent à la maladie pulmonaire chronique obstructive.

Les traitements de la MPOC

Il n’existe pas pour le moment de traitement curatif pour la MPOC mais, des traitements qui visent à ralentir l’évolution et prévenir les complications de la maladie sont disponibles.  Il est possible d’avoir une meilleure qualité de vie même en ayant la maladie.   Ceux qui souffrent de la MPOC sont à risque accru de développer une maladie cardiaque, le cancer du poumon et d’autres conditions.  Ainsi, la prévention d’autres maladies et la régularisation des symptômes sont primordiales.

L’arrêt du tabac : Il est absolument essentiel d’arrêter de fumer afin de ralentir  ou aggraver l’obstruction des bronches et la diminution de la fonction respiratoire.

La médication : Des bronchodilatateurs peuvent aider à soulager l’essoufflement causé par la maladie.  Des corticostéroïdes (anti-inflammatoires) inhalés peuvent aussi parfois réduire l’inflammation des bronches.  Ces mêmes corticostéroïdes sous forme de comprimés de pair avec des antibiotiques, limitent souvent la gravité des exacerbations.

Dans des cas très graves, l’oxygénothérapie peut être nécessaire.

La vaccination contre la grippe et la pneumonie est fortement recommandée chez les patients atteints de la maladie. Il existe aussi de la rééducation respiratoire qui est un programme d’exercices adaptés aux personnes atteintes de la maladie.

Il faut donc être à l’écoute de son corps et si vous avez de la difficulté à respirer ou alors vous éprouvez des symptômes tels que mentionnés précédemment, consulter un professionnel de la santé qui pourra vous guider vers les meilleures solutions possibles dépendamment de votre état de santé.