Traitements d’hypertension qui posent des risques plus élevés de mortalité

L’hypertension artérielle communément appelée « haute pression » est un facteur de risque majeur de maladie cardiaque et entraîne plusieurs décès annuellement.  Elle est la cause principale de décès en Amérique du Nord et dans d’autres pays.  Une panoplie de médicaments est maintenant disponible pour traiter l’hypertension cependant, une nouvelle étude a révélé que deux classes de traitements qui sont couramment utilisés pour abaisser la pression artérielle pourraient présenter un risque de décès plus élevé que d’autres.

Des chercheurs scientifiques de l’Institut de cardiologie du Centre Médical Intermountain à Salt Lake City (Utah) ont découvert que les personnes qui souffraient d’hypertension et qui utilisaient des alpha bloquants et des agonistes alpha-2 pour contrôler leur haute pression sanguine présentaient une variation de leur pression artérielle pouvant augmenter le risque de mortalité.  La pression artérielle étant la force du sang qui pousse contre la paroi des artères, une personne est considérée comme souffrant d’hypertension si sa tension systolique (le chiffre supérieur) est de 130 millimètres de mercure (mmHg) ou plus, et sa pression artérielle diastolique (le nombre inférieur) est de 80 mmHg ou plus.  La pression artérielle systolique est la force du sang contre les parois lorsque le cœur bat, tandis que la pression artérielle diastolique est la force du sang lorsque le cœur est au repos, ou entre les battements cardiaques.

Cela dit, près de la moitié des adultes en Amérique du Nord ont une pression artérielle élevée, qui par ce fait même les expose à un risque accru de crise cardiaque, de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral entres autres.  Évidemment lorsqu’il s’agit de traiter la haute pression, le but est d’abaisser la tension artérielle.  Ceci peut se faire en réalisant des changements de style de vie par exemple une alimentation plus saine et l’augmentation d’activité physique, la prise de médicaments ou ultimement, les deux combinés.  Ce que l’étude a découvert est que la cohérence est la clé pour les niveaux de pression artérielle.  Une recherche dont les résultats ont été publiés en 2016, associe une plus grande variabilité de la pression artérielle systolique avec une augmentation de 15% de la mortalité toutes causes confondues.  D’après cette nouvelle étude menée par le Dr. Brian Clements  et d’autres scientifiques, certains types de traitements qui sont utilisés pour baisser la pression artérielle pourraient contribuer à ce risque plus élevé de mortalité.

Deux classes de médicaments qui traitent la pression artérielle ont été ciblés comme étant liés à une plus grande variabilité de pression artérielle chez les patients.  Ceux-ci sont les alpha-bloquants et les alpha-2 agonistes.  Les alpha-bloquants qui sont composés de mésylate de doxazosine et de chlorhydra de prazosine agissent en dilatant les vaisseaux sanguins.  Les agonistes alpha-2, tels que la méthyldopa pour leur part, agissent en ciblant l’activité du système nerveux sympathique, réduisant ainsi la constriction des vaisseaux sanguins.  Selon l’étude, ces deux médicaments ne devraient pas être utilisés comme traitements de l’hypertension.

L’étude conclue que les patients doivent connaître leur pression artérielle et être conscients de ses répercussions.  Ils doivent prendre ou faire prendre leur pression régulièrement pour en vérifier la stabilité ou la variation et évidemment consulter leur médecin pour explorer les options de la meilleure médication contre l’hypertension qui réduira les variances de celle-ci  avec un risque minimal de mortalité.  Si il en est possible, on évite les alpha-bloquants et les alpha-2 agonistes.